Kumite est formé des kanjis kumi  et te , rencontre et main, qui signifie donc une mise en application, avec un partenaire, des techniques de bases (Kihon). En Shotokan, les attaques et les contre-attaques sont effectuées de façon contrôlée. Les techniques sont portées avec puissance, mais sont retenues avant l’impact (Sundome). Le combat est le test de vérité du karaté. Il en est la manifestation la plus évidente. C’est le moment où deux désirs de vaincre, deux esprits et deux corps s’affrontent dans un challenge où rien n’est fixé d’avance. Tout est permis en combat libre ; les techniques de karaté, bien entendu, mais aussi les feintes, les ruses, le kiaï. C’est le test ultime de l’esprit alerte qui doit rester à la fois calme comme l’eau de la surface d’un étang, mais prête à s’infiltrer dans la moindre ouverture. C’est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L’esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l’adversaire, le changement de distance, et l’erreur de timing. Le combat est l’aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au Dojo, et le test de l’efficacité réelle du karaté. Évidemment, avec la Fédération Mondiale de Karaté, tous les coups sont contrôlés et réglementés afin de ne pas blesser l’adversaire. Bien sûr, nous ne sommes pas tous destinés à devenir champions de compétition, mais le kumite doit être pratiqué par tous les karatékas, sinon le karaté se réduit à un exercice vide de sens.

 

 

 

 

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